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Guide pratique · Logistique

Cartographie des flux logistiques : préparer vos transferts de palettes

Publié le 20 octobre 2026 · Par Easy to Carry

MP2000 et sa palette, robot de transport autonome proposé par Easy to Carry
Le MP2000 assure le transfert des palettes sur les missions préparées avec votre équipe.

Cartographier les flux internes consiste à relier chaque déplacement à un départ, une destination, un support et un rythme. Pour préparer une automatisation, complétez le plan par des observations de temps et d’attente. Vous pourrez ainsi choisir le flux qui mérite un essai, au lieu de partir uniquement du trajet le plus visible.

L’intralogistique rassemble les mouvements à l’intérieur d’un site : matières, emballages, encours, produits finis et supports vides. Une cartographie utile à un projet Carry se concentre sur les palettes et leurs transferts horizontaux. Elle peut s’intégrer à une étude plus large sans prétendre couvrir à elle seule toute la chaîne logistique.

Définir le périmètre et l’unité de mesure

Choisissez une zone ou une famille de flux : réception vers stock tampon, magasin vers production, préparation vers expédition. Fixez ce qu’est une rotation. S’agit-il d’un aller chargé, d’un aller-retour ou d’un circuit comportant plusieurs arrêts ? Sans cette définition, deux relevés pourtant exacts ne seront pas comparables.

Définissez aussi le créneau observé et le support : palette complète, palette partielle ou contenant sur palette. Un décompte par « mouvement » sans description de la charge peut mélanger des missions de durée très différente. Notez les dimensions, le sens de prise et la stabilité du chargement lorsque ces éléments varient.

Construire une matrice départ-arrivée

Une matrice simple évite de perdre les liaisons dans un plan trop chargé. Chaque ligne correspond à un départ et chaque colonne à une destination. Dans chaque case, reportez le nombre de rotations sur le créneau choisi. Gardez une seconde information pour la distance ou la durée, sans mélanger les unités.

Exemple fictif de rotations observées sur un poste de huit heures
DépartStock tamponLigne AConsolidation
Réception4800
Stock tampon03212
Ligne A0028

Ce tableau ne suffit pas à choisir un robot : il montre les liaisons à examiner. Une case à quarante-huit rotations peut correspondre à une activité régulière ou à une pointe concentrée à la réception. Décomposez ensuite les créneaux lorsque la répartition change au cours du poste.

Observer les parcours réellement utilisés

Reportez les trajets sur le plan du site, puis comparez-les au parcours théorique. Les détours révèlent souvent des croisements difficiles, une porte régulièrement fermée ou une zone temporairement encombrée. Le trajet le plus court sur le plan n’est pas toujours le plus fluide en exploitation.

Marquez les emplacements de prise et de dépose, les points d’attente et les passages partagés. Distinguez ce qui est permanent de ce qui change : stockage provisoire, dépose de retours, intervention de maintenance ou livraison ponctuelle. Cette lecture aide à préparer un circuit réaliste pour le test.

Séparer les temps de transport et les temps de décision

Pour chaque rotation, relevez la préparation, la prise, le déplacement, la dépose et le retour. Ajoutez la cause des attentes : charge non prête, emplacement occupé, absence d’information, priorité donnée à un autre flux. Une durée sans cause permet de calculer une moyenne, mais pas de corriger le fonctionnement.

Notez également si l’opérateur reste mobilisé pendant l’attente. Le temps calendaire de la mission et le temps de travail humain ne sont pas toujours égaux. Cette distinction sera indispensable au calcul du temps libéré et de la rentabilité.

Un relevé utile : « 65 secondes d’attente à la dépose, position occupée par une palette vide » décrit un problème exploitable. « Mission lente » ne permet pas de décider quoi changer.

Faire apparaître les pointes et les demandes simultanées

Relevez les volumes par créneau suffisamment court pour voir les pics. Le bon intervalle dépend de l’activité : une heure peut suffire pour un flux régulier, tandis qu’une réception très concentrée demande un pas plus fin. L’objectif n’est pas de multiplier les données mais de conserver les variations qui influencent le dimensionnement.

Une demande simultanée peut aussi venir de deux zones différentes. Si elles partagent la même ressource, il faut connaître leur priorité et le délai maximal acceptable. C’est pourquoi la cartographie doit associer le flux physique au signal de demande : appel d’un poste, ordre informatique ou palette déposée sur une position dédiée.

Classer les flux candidats avec des critères lisibles

Comparez les candidats selon la répétitivité, la préparation du support, la disponibilité des emplacements, les interfaces et l’utilité pour les équipes. Évitez une note globale dont personne ne comprend les hypothèses. Un tableau de critères explique mieux pourquoi un flux est choisi pour le premier pilote.

  • Répétitivité : le trajet et les règles se répètent-ils réellement ?
  • Clarté : sait-on quand la palette est prête et attendue ?
  • Accessibilité : le parcours reste-t-il disponible aux horaires utiles ?
  • Mesurabilité : peut-on comparer avant et après sur un même périmètre ?
  • Utilité : le temps libéré peut-il être réaffecté à une tâche identifiée ?

Un flux simple mais occasionnel peut servir à une première prise en main, sans représenter le meilleur dossier économique. Un flux fréquent peut être intéressant tout en demandant d’abord une meilleure organisation de la dépose. Les deux constats doivent rester visibles dans le bilan.

Les livrables à conserver

À la fin de la cartographie, vous devez disposer d’un plan annoté, d’une matrice des rotations, de quelques relevés de cycles et d’une liste des exceptions. Ajoutez le nom du créneau, la date et les conditions d’activité. Un relevé effectué lors d’un arrêt partiel ne représente pas une semaine de pointe.

La grille de relevé des flux de palettes peut servir de base. Elle laisse les valeurs à renseigner par vos équipes. Les données recueillies alimentent ensuite le cahier des charges et le protocole du test, sans imposer une solution avant d’avoir décrit le besoin.

Transformer la cartographie en premier essai

Sélectionnez une liaison, préparez les palettes représentatives et convenez des critères à observer. Easy to Carry utilise ces informations pour étudier le transport autonome avec le MP2000. Le test vérifie le trajet complet et son intégration au travail de l’équipe.

La page étude de site et test présente le déroulement commercial. Cette méthode de cartographie vous aide à préparer l’échange et à comparer les résultats sur une base commune.

Easy to Carry

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Les exemples de calcul sont des illustrations. Le test sur votre site fournit les mesures de votre projet.

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