L'optoguidage et le géoguidage désignent des navigations d'AGV/AMR sans fil enterré : l'optoguidage suit des repères visuels au sol (bandes de couleur, marquages), tandis que le géoguidage s'appuie sur les caractéristiques naturelles du bâtiment (murs, piliers, rayonnages) captées par des capteurs pour se localiser, sans aucun marquage à poser.
Optoguidage, géoguidage : deux notions à distinguer prudemment
Ces deux termes ne sont pas strictement normalisés dans la documentation professionnelle francophone ; la définition ci-dessous reflète l'usage courant du secteur et mérite d'être confirmée fabricant par fabricant. L'optoguidage, historiquement, désigne un guidage par capteur optique suivant une bande colorée ou réfléchissante posée ou peinte au sol : plus simple à installer qu'un fil enterré, mais toujours dépendant d'un marquage physique à entretenir.
Le géoguidage va plus loin : le véhicule se repère directement à partir des éléments existants du site (structure du bâtiment, rayonnages, obstacles fixes), sans aucun marquage à poser. Balyo, par exemple, revendique un « géoguidage propriétaire » couplé à un LiDAR 3D et à un jumeau numérique du site, sans infrastructure. Fenwick-Linde met en avant, pour son transpalette automatisé T-MATIC, une « géonavigation par capteurs optiques » sans infrastructure au sol. Ces exemples montrent que le géoguidage recouvre, dans l'usage commercial, une famille de techniques très proches du SLAM utilisé par les AMR.
En résumé : le filoguidage et le LGV imposent une infrastructure physique (fil, réflecteurs) ; l'optoguidage réduit cette contrainte à un simple marquage visuel ; le géoguidage et le SLAM s'en affranchissent complètement en exploitant l'environnement tel quel. Voir les fiches dédiées pour chaque technologie.
Pour un acheteur, la question à poser à chaque fabricant reste la même : qu'est-ce qui doit être installé physiquement sur le site avant la mise en service du robot ? Un fil, des réflecteurs et un marquage au sol impliquent des travaux et un entretien ; l'absence totale de repère physique, revendiquée sous les termes « géoguidage » ou « navigation sans infrastructure », doit en revanche être vérifiée à l'usage, notamment dans les zones très encombrées ou changeantes.
FAQ
Optoguidage et géoguidage sont-ils la même chose que le SLAM ?
Le géoguidage et le SLAM reposent tous deux sur la reconnaissance de l'environnement plutôt que sur une infrastructure physique, mais le SLAM désigne plus précisément la cartographie simultanée et la localisation en temps réel par capteurs (LiDAR, caméras). Le géoguidage est souvent employé comme synonyme commercial du SLAM appliqué aux AGV/AMR.
L'optoguidage nécessite-t-il un marquage au sol ?
Dans son usage historique, oui : des bandes colorées ou réfléchissantes guident un capteur optique embarqué. Cette définition reste à confirmer selon les fabricants, le terme n'étant pas strictement normalisé ; certains l'emploient aussi pour une navigation par vision sans marquage physique.
Termes liés
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